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Et si on changeait le monde

Cela fait 48 ans que le Père Pedro vient en aide aux plus pauvres à Madagascar. Devant les élèves de secondes et troisièmes il a livré un message de partage et incité les jeunes à refaire le monde en commençant chez soi.

« En vérité je vous le dis, ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait », ce verset de Saint Matthieu, le Père Pedro a fait sien. Cela fait 48 ans qu’il est au côté des plus pauvres à Madagascar.

 

« A votre âge, je voulais devenir prêtre-footballeur. Plus tard au séminaire, il m’a fallu choisir. Je suis devenu prêtre mais je garde l’amour de football et j’ai fait de très belles rencontres lors de match de football. » Cela fait maintenant 48 ans que le Père Pedro aide les plus pauvres à Madagascar. Ce père lazariste a construit 18 villages pour les anciens habitants d’une décharge d’Antananarivo. Il a créée en 1989 une association « Akamasoa » (« les bons amis » en malgache). Il finance ainsi son combat contre la misère en voyageant à travers le monde, tenant des conférences pour présenter le travail et la lutte qu'il mène au quotidien.

 

Aux élèves de secondes et troisièmes, il a témoigné de la joie de vivre, du dynamisme qu’il rencontrait auprès de ces enfants qui n’ont pourtant rien : «Vous avez la chance que Dieu vous a donné, que votre pays vous a donné, que vos parents vous ont donné alors n’oubliez pas les enfants des autres pays qui n’ont pas la même chance que vous. Je pense que le partage est la base de la paix. Quand on ne sait pas partager, c’est la guerre. Partager est un devoir humain même si tu es incroyant, athée… Tu dois partager avec un autre qui a faim. »

 

« Et si on changeait le monde », lance le père André Marie qui par ses œuvres (poterie, sculptures, écrits…) vient en aide au Père Pedro. « Il suffit parfois d’ajouter une petite chose pour changer le monde, ainsi haine se transforme en aime juste en changeant une petite lettre. Vous pouvez commencer à changer le monde en changeant votre comportement chez vous, en respectant vos parents, évitant les disputes avec vos frères et soeurs... »

 

Au Père Pedro de conclure : « Allons, refaisons le monde, qu’il soit plus juste, plus fraternel, qu’il y ait plus d’amour et vous, à votre âge, c’est vous qui comprenez le mieux cette exigence parce que vous aimez la vérité, la justice (…) Alors Osez, soyez forts, soyez vous-mêmes »